Travailler dans… l’humanitaire

L’engouement pour l’humanitaire ne se dément pas.
Mais la bonne volonté et l’envie d’aider les autres ne suffisent pas.

Partir en mission humanitaire-mission d’urgence ou de développement est une affaire de professionnels : médecins, orthoprothésistes, enseignants, mais aussi logisticiens, hydrauliciens, spécialistes du BTP, développeurs ruraux…

Ils partent avec un métier déjà en poche, et le plus souvent avec une expérience professionnelle, pour encadrer et former les équipes locales, soutenir les initiatives, piloter les programmes, rechercher les financements…
Sur le terrain, il faut faire face à des situations souvent difficiles.
Il est donc utile d’avoir une expérience de bénévolat dans une association, pour tester sa motivation avant de s’engager. Il est indispensable également, après une ou plusieurs missions, de préparer son retour.

Et les études ?
En premier lieu, il faut se former, avant de partir, à un métier recherché par les Organisations Non Gouvernementales.
Il existe aussi des cursus spécialisés dans l’humanitaire. Quelques écoles préparent à des métiers tels que logisticien, administrateur, coordinateur de mission…
Autre possibilité : les masters (bac+5) préparés par les universités.
Tout en sachant que, lors du recrutement, c’est souvent l’expérience qui fait la différence.

Il existe de nombreux métiers dans le secteur de l’humanitaire. Citons par exemple :

C’est sur lui que repose l’équilibre financier d’une mission. L’administrateur de mission humanitaire tient les cordons de la bourse. Au Tchad comme en Afghanistan ou ailleurs, il s’adapte en permanence à un contexte mouvant.

C’est le capitaine d’une mission humanitaire. Il suit de près l’évolution de la situation afin d’orienter au mieux les actions de terrain. En relation constante avec son ONG, il détermine la stratégie de la mission, tout en dirigeant une équipe.

Le développeur rural humanitaire conseille les populations vulnérables. Objectif : les conduire vers l’autosuffisance alimentaire dans une perspective de développement durable.

Classe d’alphabétisation, enseignement du français, animation d’ateliers professionnels… l’enseignant humanitaire participe à la formation d’enfants ou d’adultes dans des régions particulièrement démunies.

Organiser les soins, mener une campagne de vaccination, gérer un centre de nutrition, former des soignants locaux… L’infirmier humanitaire assume différentes fonctions selon le programme auquel il participe.

Le logisticien travaillant dans l’humanitaire doit être qualifié pour mettre en place toute l’organisation indispensable au déroulement de l’aide matérielle à des populations suite à une catastrophe naturelle ou à un conflit. C’est un habitué des conditions extrêmes.

Généraliste ou spécialiste, le médecin humanitaire a un triple rôle : soigner des populations dans un contexte de crise, mettre en place des programmes de prévention et de développement des soins, former des équipes médicales sur place.