La coopération internationale : s’ouvrir au monde

sara_coopinter_agriLa coopération internationale est l’une des cinq missions de l’enseignement agricole français qui échange et coopère sous des formes diverses avec près d’une centaine de pays : en priorité avec les pays européens et avec les pays « en voie de développement » sans exclure les pays industrialisés hors Europe.  Sara, en 1re année de BTS Viticulture-œnologie au lycée Frédéric Bazille de Montpellier, témoigne du stage de 1 mois qu’elle a effectué au Chili.

« Je m’appelle Sara. Je suis étudiante en première année de BTS Viticulture-œnologie à  Montpellier.  Grâce au partage qui a été mis en place entre mon lycée et une école chilienne, j’ai eu la chance de partir pendant un mois au Chili, pour un stage de 28 jours. On a le droit à des bourses, ce qui va me permettre d’être remboursée des trois quarts de mon billet, une énorme opportunité !

Je suis partie en février-mars 2015 durant les vendanges dans la  région VII Del maule. J’ai travaillé à la cave Vina Recingua dans le secteur de Sagrada Familia avec des Chiliens et j’ai appris à vinifier à leur façon.  J’ai toujours travaillé en équipe et eu le temps de poser toutes les questions que je souhaitais tout en pouvant agir et apprendre. C’est une cave qui tourne 7 jours sur 7 et 24h sur 24h. Les vendanges à la machine sont réceptionnées la nuit et les vendanges des vignes en pergola (où l’on passe dessous) sont réceptionnées la journée.

Je travaillais du lundi  au vendredi et j’avais donc le week-end pour pouvoir faire du tourisme et visiter de beaux endroits. Je faisais 40h contre 50h par semaine pour les employés chiliens. C’est un fonctionnement différent de celui de nos exploitations familiales françaises, même s’ils se sont inspirés de nos premières techniques de vinification car le vin n’est pas inculqué dans leur culture comme en France.

Il ne faut pas se mettre le piège de la langue, car même si vous n’avez pas un bon niveau on s’en sort sur le terrain, il suffit juste d’avoir envie. J’ai vu des paysages magnifiques d’un point de vue touristique. Ils possèdent une richesse naturelle incomparable à d’autres pays. Étant le pays le plus long au monde, ils ont tous les climats et grâce à la Cordillère on peut se repérer même en n’étant pas connaisseur en géographie. J’ai connu un terroir et des façons de cultiver différentes. Le Chili est le seul pays où l’on peut encore planter franc-de-pied car le fait d’être protégé par la Cordillère des Andes et l’océan, le phyloxera ne s’y est pas propagé comme dans nos vignobles européens. De plus, les terres sont encore neuves. Les vignes poussent naturellement (ou presque car peu de travail du sol) et la chaleur de leur terroir donne des vins qui sont totalement différents de nos vins français.

Si vous aimez découvrir de nouvelles choses et que vous n’avez pas peur de la différence, c’est une expérience à ne pas manquer ! J’ai aussi partagé des moments avec des personnes ouvertes et aimantes, ce que je n’oublierai jamais. Je désire même  y retourner car un mois c’est trop court.  C’est une opportunité d’un point de vue financier de pouvoir bénéficier de ces bourses surtout lorsque c’est pour découvrir ce qu’on fait dans le monde du vin de l’autre coté de l’océan atlantique ».