Le diplôme d’État de sage-femme a fait peau neuve

Envie de devenir sage-femme (maïeuticienne) ou maïeuticien ?

 Compter 5 ans d’études dont 4 ans en école spécialisée. À la clé, le diplôme d’État de sage-femme, obligatoire pour exercer et reconnu au grade de master. Une refonte des 4e et 5e années qui s’accompagne de la reconnaissance au grade de master, en sciences maïeutiques  niveau bac +5  valorise le diplôme.

Le cursus de maïeutique débute avec la PACES (1re année commune aux études de santé). Toutes filières confondues, moins de 30 % étudiants franchissent l’obstacle du concours. Pour 2012-2013, 1 016 places étaient ouvertes au niveau national. L’étudiant qui passe ce cap peut alors poursuivre sa formation dans un établissement parmi la quarantaine d’écoles de sages-femmes.

Les 2e et 3e années de maïeutique

Les L2 et L3 de maïeutique sont concentrées sur l’aspect théorique de la formation de l’étudiant sage-femme.

Le programme prolonge les connaissances acquises en PACES, en approfondissant les champs propres à la maïeutique : anatomie, physiologie, embryologie, obstétrique, pédiatrie, néonatalogie mais aussi histologie, pharmacologie, microbiologie et virologie.

S’y ajoutent des sciences humaines et sociales et de l’anglais médical.

Des stages courts sont également prévus tout au long de ces deux années.

Le diplôme de formation générale en sciences maïeutiques est reconnu au niveau licence, soit 180 crédits européens (ECTS). Il est délivré après validation de la 1re partie des études de sage-femme, soit 3 ans de formation (incluant les 2 semestres de la PACES).

La 4e et 5e années

La 4e et 5e années sont orientées vers la pratique et se terminent par un « stage interné »de 6 mois. Cela suit la réingénierie des L2 et L3, axées sur la théorie et allégées en heures de stage. Enfin, l’organisation est modifiée en marge avec la mise en place des coefficients pour les matières ou le fonctionnement par semestre, par exemple.

L’un des principaux changements, c’est la création du volet recherche. Désormais, il y a plus d’une centaine d’heures consacrées à la recherche, dont un mémoire à rédiger et soutenir pour obtenir le DE de sage-femme. C’est une avancée importante qui permettra de choisir cette carrière sans être obligé de valider un autre master. Dans certaines écoles, les élèves pourront s’initier à la recherche dès la L2. Le « parcours personnalisé » est aussi un atout. Grâce à cette nouveauté, l’étudiant choisit entre 10 et 20% de ses UE pour approfondir le domaine de son choix : la théorie, la pratique ou encore la recherche. Le parcours personnalisé permettra à l’étudiant de moduler sa formation selon son projet professionnel : exercer à l’hôpital, en libéral ou faire de la recherche en laboratoire. Depuis 2015, les élèves qui valident leur 5e année auront un diplôme d’État de sage-femme et également le diplôme de formation approfondie en sciences maïeutiques, reconnu au grade de master.

Compléter sa formation

  • Les DU (diplômes universitaires). Nombreux et demandés, ils apportent une spécialisation : DU d’échographie obstétricale, de sexologie, de santé publique, de grossesse à haut risque et recherche clinique, de médecine fœtale…

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